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Le CBD aide-t-il vraiment les sportifs à mieux récupérer ?

Après une séance de fractionné intense ou une longue sortie en endurance, les courbatures s’installent pour plusieurs jours et l’excitation nerveuse perturbe notre nuit. Pour venir à bout de ces freins à la performance, de nombreux athlètes se tournent désormais vers le CBD (cannabidiol).

Souvent présenté comme une alternative naturelle aux anti-inflammatoires, ce cannabinoïde promet d’accélérer le retour à l’entraînement sans les effets secondaires des médicaments classiques. Mais, quelle est la réalité physiologique ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur les mécanismes d’action du CBD sur le corps du sportif et ses bénéfices prouvés.

CBD et douleurs musculaires

L’exercice physique intense provoque inévitablement des micro-lésions dans les fibres musculaires. C’est ce processus qui déclenche une réaction inflammatoire nécessaire à la reconstruction du muscle, mais qui génère aussi les fameuses courbatures (DOMS) et des douleurs parfois handicapantes.

À l’opposé des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui bloquent totalement l’inflammation et peuvent freiner l’adaptation musculaire à long terme, le CBD assure un rôle de modulateur. Il interagit en effet avec les récepteurs CB2 du système endocannabinoïde et il aide ainsi à réguler la réponse inflammatoire sans l’éteindre complètement.

Cela conduit alors à une diminution de la perception de la douleur et à une réduction de la raideur matinale. De plus, son action myorelaxante aide à détendre les zones crispées par l’effort, ce qui favorise un drainage naturel des déchets métaboliques.

Le sommeil, clé de voûte de la récupération sportive

L’entraînement ne sert à rien si vous ne dormez pas. En réalité, c’est durant les phases de sommeil profond que l’organisme libère l’hormone de croissance qui est indispensable à la réparation des tissus endommagés.

Mais, le sport intensif peut paradoxalement nuire au sommeil. En effet, l’adrénaline post-compétition, l’élévation de la température corporelle ou simplement la douleur peuvent retarder l’endormissement.

De son côté, le CBD réduit les niveaux de cortisol (l’hormone du stress) et favorise la relaxation musculaire. En procédant ainsi, il facilite donc la transition vers un sommeil réparateur. D’ailleurs, les utilisateurs rapportent souvent moins de réveils nocturnes et une sensation de fraîcheur plus marquée au réveil.

Pour un sportif, gagner ne serait-ce que 30 minutes de sommeil profond supplémentaire par nuit peut faire la différence sur la récupération nerveuse à la fin d’une semaine de charge.

Gestion du stress et préparation mentale

L’anxiété pré-compétition consomme une énergie précieuse qui manquera dans les derniers kilomètres. De même, les périodes de blessure sont souvent vécues avec une grande frustration psychologique qui peut ralentir la guérison.

Ici également, le CBD se montre efficace grâce à ses vertus anxiolytiques reconnues. En activant certains récepteurs de la sérotonine (5-HT1A), il apaise les ruminations mentales et calme l’agitation intérieure, sans compromettre votre vigilance ni vos réflexes.

Contrairement au THC qui peut provoquer paranoïa ou somnolence, le CBD permet de rester lucide et concentré. C’est un atout pour gérer la pression des échéances importantes ou pour accepter plus sereinement une période de repos forcé.

Huiles, baumes, gélules : quelle forme choisir pour le sport ?

Le marché du CBD offre une multitude de formats. Le choix dépendra de votre objectif (cibler une douleur précise ou viser une détente globale).

  • L’huile sublinguale

Elle reste la forme la plus polyvalente et efficace. En déposant quelques gouttes sous la langue, les principes actifs passent directement dans le sang via les muqueuses et contournent la digestion. L’effet se fait sentir en 15 à 30 minutes. C’est le format idéal pour favoriser le sommeil ou gérer le stress avant une épreuve.

  • Les baumes et crèmes

Ce sont les alliés de vos articulations. Appliqués localement sur un genou douloureux, une cheville raide ou un muscle contracté, ils agissent sur les récepteurs cutanés sans passer dans la circulation sanguine générale. Ils sont parfaits pour traiter une tendinite localisée ou masser une zone spécifique après la douche.

  • Les gélules

Elles offrent l’avantage de la simplicité et du dosage précis. Les gélules sont ainsi pratiques pour une cure de fond ou pour les déplacements, mais leur biodisponibilité est plus faible. Pour cause, le CBD doit traverser le système digestif, ce qui retarde son effet (1 h à 2 h).

Dopage et précautions : comment consommer sans risque ?

En tant que licencié, peut-on être contrôlé positif à cause du CBD ? La réponse est nuancée. Depuis 2018, l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a retiré le cannabidiol (CBD) de la liste des produits interdits. Vous avez donc le droit d’en consommer en compétition et à l’entraînement.

Cependant, le THC (tétrahydrocannabinol) qui est la molécule psychoactive du cannabis, reste strictement interdit en compétition. Le piège se trouve dans la composition des produits. En effet, les huiles dites Full Spectrum (Spectre Complet) contiennent légalement jusqu’à 0,3 % de THC. Bien que cette quantité soit infime, elle peut s’accumuler dans les graisses en cas de consommation régulière et déclencher un test antidopage positif urinaire.

Pour un sportif soumis aux contrôles, la règle d’or est de ne consommer que des produits Broad Spectrum (Large Spectre) ou de l’Isolat de CBD. Ces formules garantissent l’absence totale de THC tout en conservant les autres cannabinoïdes bénéfiques.

De fait, exigez toujours les certificats d’analyse d’un laboratoire indépendant avant d’acheter un produit pour vérifier cette absence de THC.

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